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Les petits pas, c’est du passé. Il faut radicalement changer.

Propos d’Adélaïde Charlier recueillis par Charles Delhez pour le magazine Rivages

Adélaïde Charlier, coordinatrice francophone du mouvement Youth for climate belge, a vingt ans. Quel sera le monde dans lequel elle aura à vivre ? Après ses études secondaires au collège Notre-Dame de la Paix d’Erpent (Namur), elle prend un an pour visiter le monde, notamment l’Amazonie. Elle vient maintenant d’achever sa première année en sciences sociales et politiques à la VUB. « En pointant le monde politique dans mon combat au quotidien, je me devais de comprendre son fonctionnement », a-t-elle déclaré à Paris Match. Rencontre avec une battante qui nous invite à nous battre.

Un avant-projet du rapport du GIEC a « fuité ». Comment l’avez-vous reçu ?

Ce rapport est très intéressant, mais et surtout très inquiétant. Il est alarmiste : on craint de ne plus pouvoir atteindre l’Accord de Paris, même si on réalise les objectifs mis en place. Le retard est tel que que tout ce qu’on met en place ne sera pas suffisant pour limiter le réchauffement à 2°. C’est une réelle crainte pour les jeunes activistes, pour les jeunes Européens, mais surtout pour les populations qui sont déjà touchées par les conséquences du dérèglement climatique. J’ai été en contact avec les activistes brésiliens. Ils ont déjà de la peine à défendre leur territoire de l’envahissement des multinationales. Il faudra ajouter à cela la sécheresse, la difficulté de l’accès à l’eau potable…. Les petits pas, c’est du passé. Aujourd’hui, on doit radicalement changer la manière dont on vit.

Ce rapport est scientifique. La science nous dit ce qu’elle observe. Ce n’est pas en débat. Viendront ensuite les décisions politiques. Nous devrons donc revoir les ambitions mises en place au niveau européen et l’agenda, et mobiliser les citoyens. J’espère que ce rapport sera entendu par les politiques et qu’il puisse être mis en œuvre par des engagements du citoyen. Que ce ne soit pas un rapport comme tous les autres.

Y aurait-il un chiffre qui vous touche, un fait ?

Un chiffre. Qu’il y ait 40 % de probabilité qu’on ne reste pas en-dessous du 1,5 % d’augmentation dès 2025, avant mes 25 ans, c’est alarmant. C’était l’objectif des jeunes pour le climat.

Et un fait. En Amazonie, j’ai vu la merveille de la forêt : des arbres, des plantes, de la biodiversité, tout un système, et les humains en font partie, ils respectent leur milieu et le défendent. Ces peuples autochtones sont vraiment experts de cet environnement qui est le leur et dans lequel ils ont vécu depuis des générations. Il faut pouvoir les entendre.

La transition écologique est-elle la seule ?

Je me bats pour un nouveau monde, neutre en carbone, sans doute, mais pas seulement. Je m’engage aussi pour une société qui respecte son environnement, les forêts, les rivières, tous les êtres vivants et les humains. Je me considère comme activiste des droits de l’homme et notamment ceux des peuples autochtones. Il faut également prendre en compte ce qui est mis en avant par des mouvements antiracistes, anticolonialistes, féministes et beaucoup d’autres. Si on crée ce nouveau monde, il ne faudra pas y emporter avec nous les problèmes de notre société, qui ne sont pas que climatiques.

On parle de transition, il s’agit d’aller vers en passant par… mais où risquerions nous d’aller si rien n’est fait ?

Si on ne fait rien, la situation peut devenir catastrophique. 99 % des scientifiques sont d’accord pour dire qu’il y a des causes humaines dans le dérèglement climatique. Ce n’est pas tant la planète qui court des risques, mais l’humanité. Sur cette planète, il pourrait y avoir des parties inhabitables. Et ici, en Europe, on peut s’attendre à des vagues de migrations beaucoup plus importantes. Quand on sait les débats politiques qu’elles suscitent déjà aujourd’hui, car on n’est pas prêt à envisager le partage de notre territoire. Ou bien on travaille à une planète plus habitable ou bien il va falloir partager. On est dans l’entre-deux. C’est dans les sept prochaines années que cela va se jouer. C’est short timing. Il faut aller beaucoup plus vite, et pour cela mobiliser les citoyens et les engager à plus d’action. Cela doit commencer aujourd’hui. Les scientifiques répètent qu’on devrait aller beaucoup plus loin et plus rapidement.

Et comment ?

Il nous faut construire dès maintenant une démocratie plus participative. Les citoyens sont en effet une part de la solution. Il faut les inclure dans les discussions. Ainsi, en France, 150 citoyens ont été tirés au sort pour une démarche parlementaire. Ils ont eu le temps d’être informés et conscientisés au sujet de la situation actuelle. La démocratie participative est une clé pour demain, pour recréer une société plus respectueuse des êtres vivants.

Les décisions d’aujourd’hui vont avoir un impact sur demain, mais j’ai mon mot à dire, je vais faire tout ce qu’il faut pour que cela aille mieux. Si il y a tant de lenteurs, c’est notamment parce que les médias, influencés par les lobbies industriels, n’ont pas relayé convenablement l’information. Cela donne l’impression que les questions se posent à 50 contre 50, alors que la presque totalité des scientifiques est d’accord pour dire qu’il y a réellement une cause humaine et qu’il faut agir vite.

Qu’est-ce qui vous donne de l’énergie ?

Ce qui me booste, ce sont tous ces citoyens qui déjà bougent, qui s’engagent dans une transition alimentaire, à Liège par exemple, qui proposent des alternatives locales. Il y aussi des banques alternatives… Il faut aller les écouter, découvrir leurs initiatives, voir comment ils vivent. C’est ce qu’a fait le film Demain.

Et votre espérance ?

Je n’aime pas le mot espoir, trop passif, je préfère en effet celui d’espérance, cet optimisme pour lequel on s’engage. Dans le rapport, il n’y a rien d’optimiste, mais je me bats pour qu’on en sorte. Je garde toute ma hargne, mon optimisme, mon sourire grâce à ceux qui m’entourent. J’ai 20 ans, je n’ai pas le choix. Je vais en effet devoir vivre dans le monde de demain. Soit je nie le problème, soit je déprime. Mais cela doit aller mieux et je fais tout pour cela. J’aurai essayé, je pourrai dormir sur mes deux oreilles. Il y a beaucoup de jeunes autour de moi qui ont cette énergie-là et sont prêts à se battre. Parmi eux sont les futurs scientifiques, experts, professeurs, politiques… Peu importe ce qui se passe, nous on avance. Je fais tout pour aller chercher un maximum de jeunes qui questionnent le monde. Il y a des moments durs, mais je préfère me battre avec le sourire, plutôt qu’en pleurant. Ce qui divise les jeunes, c’est la question des moyens illégaux. Je crois qu’il faut passer parfois par la désobéissance civile, ainsi quand on ratait les cours. Mais jamais par la violence, même si c’est plus lent. Il est important de garder les valeurs que nous voulons voir dans le monde de demain.

Générosité et idéal suffisent-ils ?

Sans doute faut-il des actions spontanées, mais il faut aussi pouvoir construire quelque chose, s’informer, voir ce que l’on veut pour demain, garder nos valeurs. Cet été, nous n’aurons aucune activité. Nous nous retrouverons pour prendre le temps d’imaginer ensemble, pour planifier l’année d’après.

Vous ressourcez-vous de temps en temps ?

C’est peut-être mon point faible. Je vais de l’avant, je ne prends pas assez de recul. J’avoue que je n’ose pas trop me retrouver avec moi-même. J’entends de plus en plus parler de méditation, j’en ai fait, mais trop peu. Pendant les 15 premiers jours de juillet, cependant, je suis partie à mon camp guide. C’est essentiel pour moi. Pendant ces jours-là, je m’isole, j’arrête totalement.

Lire : Quel monde pour demain? Esméralda de Belgique et Sandrine Dixson-Declève, Adélaïde Charlier et Anuna De Wever. Ed. Luc Pire, 2021.

Rivages n°30, bimestriel.

L’Église appelée à une transition fraternelle

Véronique Margron, religieuse dominicaine, est théologienne moraliste et présidente de la Conférence des religieuses et religieux en France (Corref). Elle fut doyenne de la Faculté de théologie de l’Université catholique de l’Ouest à Angers, de 2004 à 2010. Son dernier livre, Un moment de vérité (Albin Michel,  2019), traite de la crise de la maltraitance dans l’Église catholique. Lors de RivEspérance 2021, elle participera à la grande table ronde du samedi matin avec Etienne de Callataÿ, Adelaïde Charlier et Elena Lasida. 

La crise de l’Église est-elle en lien avec la transition que vit notre société ? Y a-t-il une transition à mener dans l’Église ? 

Un lien structurel, je ne sais pas. Mais un lien avec les mutations de nos sociétés, notamment quant à la place des femmes, oui. L’Église vit une crise des positionnements dans l’Église, de la reconnaissance de la capacité de responsabilité de chacun. Et là, c’est assez lié à la transition dans nos sociétés. La place de la femme dans la structure hiérarchique n’est pas représentative de celle qu’elles ont dans de la société (même s’il y a encore, là aussi, des disparités). Dans l’Église, les femmes ne peuvent pas avoir les mêmes responsabilités que les hommes. Faut-il ordonner prêtres les femmes ? Je ne sais pas. N’y aurait-il pas un risque de nouveau cléricalisme ? La véritable question est : en quoi l’ordination a-t-elle à voir avec la responsabilité dans les communautés ? Faut-il que ce soit un prêtre qui soit vicaire général, par exemple ?

Il y a aussi la question démocratique. Notre société supporte mal les positions qui apparaissent trop autoritaires, même si elles sont fondées sur l’élection. Il y a un besoin de débat public, de s’approprier les décisions. Or, dans l’Église, il y a une réelle difficulté de clarté, de participation au débat, de visibilité dans le processus de décision.

Pourquoi la cause de l’Église vous tient-elle tant à cœur ?

Parce que j’en suis membre, et que j’ai fait profession religieuse (Véronique Margron est religieuse dominicaine, NDLR). Je pense, de plus, qu’il est très compliqué d’imaginer la transmission de l’Évangile sans collectif. Certes, ce qui fait renaître, ce sont d’abord les expériences individuelles, la justesse de la foi individuelle, mais ces expériences doivent être ensuite portées par un collectif. Il n’y a ni annonce ni transmission pensables sans communauté chrétienne organisée. Finalement, c’est l’Évangile qui me tient à cœur. Je voudrais qu’il puisse être vécu, raconté, expliqué, proclamé, qu’on en donne le goût. Et cela n’est pas possible sans institution. Au bout du compte, c’est la cause des gens qui me tient à cœur, les gens qui sont dans l’Église ou qui y ont été. 

Quel serait votre souhait, votre désir pour cette Église ?

Je rêve de plus de simplicité, d’une Église avant tout fraternelle, tournée vers l’extérieur, vers autrui, et non pas tant soucieuse d’elle-même, de sa ritualité, du nombre de ses pratiquants. Je voudrais que sa parole retrouve du crédit, qu’elle puisse être utile au débat commun, au bien commun, qu’elle soit un plus en terme d’espérance, porteuse d’élan, de courage. J’aimerais que l’Église n’ait pas peur du débat public, qu’elle apporte une pierre constructive et donne le courage d’avancer ensemble pour faire face aux apories d’aujourd’hui.

Et concrètement, quelle serait la priorité ?

Il y a beaucoup d’endroits où des choses, et même beaucoup, se font déjà. Nous ne sommes pas devant une table rase. Un des chantiers me semble être de rendre possible du débat interne, respectueux, argumenté. Que l’on ait un goût de la conversation, que cela devienne une habitude, au niveau paroissial, par exemple. Dans le cadre de la société, j’aimerais que l’Église ne soit pas, dans le meilleur des cas, respectée comme une vieille dame, ce qui n’a pas de poids, mais qu’elle entre dans la conversation et pour cela, qu’elle le pratique à l’intérieur. 

Et de la crise des abus dans laquelle vous êtes particulièrement investie, quel enseignement peut-on tirer ?

On se rend compte aujourd’hui combien le discours religieux, liturgique, théologique est gros de représentations qui ont participé à la culture des abus, au silence, à la sacralisation du prêtre, à une forme de surplomb. Il faut revisiter toute une part de la théologie (et pas seulement instiller un peu de morale) et cesser de considérer qu’une mystique est au-dessus de la loi. Le sacré – une catégorie peu biblique – accroît ce drame.

Cela m’enseigne aussi combien les histoires humaines peuvent être fracassées. Comment est-il possible que tant de monde ne s’en soit pas rendu compte ou n’ait pas voulu voir ? La culture du silence et du secret est un lourd péché. C’est une tragédie à l’intérieur de la tragédie, un scandale. Sans doute, dans la société civile, y a-t-il autant d’agresseurs, mais pas autant de victimes. Or, on a été obsédé par la position du prêtre avant de penser à la victime. 

Ces crimes relèvent du tu ne tueras pas du tu ne commettras pas l’adultère, mais aussi du commandement qui demande de ne pas utiliser à faux le nom de Dieu. Or, des abus ont été commis au nom de Dieu et de sa volonté. C’est effrayant. L’Église constitue une fraternité. Comment se fait-il que les frères soient devenus des pères ? On a reproduit le modèle familial avec un père, au lieu d’un modèle fraternel. Pourquoi ne parvient-on pas à tisser une vraie fraternité en Christ au nom d’un seul Père ? 

Recueilli par Charles Delhez sj

Ateliers-débat

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1. TRANSITION ECOLOGIQUE ET SOCIALE 

1.1 Les Voraces (le profit à tout prix) contre les Coriaces (les défenseurs de l’agroécologie)

Avec Isabelle Franck, chargée d’analyses, études et mobilisation citoyenne et politique pour Entraide et Fraternité asbl.

Voraces et Coriaces s’affrontent sur le terrain de la planète pour imposer leur modèle agricole. Un « match » au cours duquel on explore en s’amusant les obstacles à écarter et les leviers à actionner pour favoriser une agriculture respectueuse de l’humain et de la nature. 

De multiples initiatives de terrain existent en matière d’agroécologie, chez nous comme au Sud. Elles sont indispensables, mais font-elles le poids face à l’agro-industrie qui détruit la nature et oublie les droits humains ? Grâce au jeu des Voraces et des Coriaces, on découvre les forces en présence, les freins et les accélérateurs de la transition agricole au niveau mondial. Dans cet atelier, on parlera de la dette, du commerce international et d’aide publique au développement, notamment. Pour mieux en comprendre les enjeux et ainsi pouvoir s’engager en faveur de cette transition alimentaire mondiale.

1.2. La mise en réseau des associations d’aide aux personnes en précarité

Avec Jean-Gérard Closset, président de la Fédération des Restos du Cœur de Belgique.

La pandémie que nous venons de vivre (et vivons toujours) a montré la précarité des associations d’aide elles-mêmes ; en outre, la cacophonie dans la distribution, sans contrôle, des aides gouvernementales montre que ces associations sont de peu de poids devant les autorités.

1.3. De l’agriculture conventionnelle à l’agroécologie

Avec Clotilde de Montpellier, chercheuse en agroécologie à l’UNamur et fondatrice de Farm For Food, Florence Marot, agricultrice bio et animatrice en agriculture et environnement à la FUGEA, et Jérôme Rassart, bénévole à Terre-en-vue et conseiller à Crédal.

Aller vers une agriculture et une distribution durables, tout en visant la rémunération juste des agriculteurs, voilà un grand défi de transition en Wallonie. Initiez-vous aux défis d’une agriculture à taille humaine, rémunératrice, autonome, saine, respectueuse de l’environnement et qui respecte le principe de souveraineté alimentaire. 

1.4. Des 5 sens au bon sens, au profit de la santé et de notre planète

Avec Béatrice de Vaucleroy, auteur d’un livre de cuisine axé sur les produits vendus dans les magasins biologiques, fondatrice d’un restaurant au concept culinaire axé sur une alimentation saine et enseignante, et Charles Vander Linden, consultant en énergie et climat spécialisé sur les questions agricoles.

Retrouver son odorat, stimuler ses papilles, regarder autour de soi, écouter la nature, toucher la beauté du monde.  Notre assiette peut nous offrir tout cela en allant vers une alimentation plus végétale et plus saine. 

Béatrice de Vaucleroypartagera ses recettes, adresses, trucs et astuces afin d’éveiller nos 5 sens endormis et notre bon sens englouti. Nous approfondirons aussi ensemble le lien qui existe entre notre alimentation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Pourquoi une alimentation plus saine est indispensable pour répondre aux enjeux climatiques ?

1.5. Les coopératives, acteurs effectifs de transition

Avec Florence Absalon, gérante de Färm Louvain-la-Neuve, Charles van Doorslaer, Chief Compliance Officer chez NewB, et Enzo Pezzini, auteur du livre « Les coopératives : une utopie résiliente ». 

Quel rôle pour les coopératives dans la transition de demain ? Deux experts nous parlent de l’esprit entrepreneurial très collectif, innovateur, égalitaire et même personnaliste au sein des coopératives. Que mettent-elles en mouvement et que pouvons-nous attendre d’elles pour la transition écologique et sociale ? 

1.6. La transition énergétique aux mains des citoyens ?

Avec Dominique Woitrin, Ingénieur nucléaire et ancien directeur CREG, Didier Goetghebuer, bio-Ingénieur de formation et responsable pendant 20 ans d’un bureau d’études spécialisé sur les questions énergétiques et Roger Bourgeois, administrateur REScoop Wallonie asbl (Fédération wallonne des coopératives citoyennes d’énergie renouvelable).

Comprendre les ordres de grandeur et les enjeux de la transition énergétique (sortie du nucléaire et du charbon, développement du renouvelable, de l’électromobilité et des pompes à chaleur…) est important pour pouvoir se faire sa propre opinion vis-à-vis de cette « troisième révolution industrielle ». 

Les coopératives REScoop ont un rôle essentiel à jouer pour permettre aux citoyens de se réapproprier le débat et aussi participer à des projets de grande taille et plus locaux.

1.7. Des grands-parents qui s’engagent pour le climat

Avec Jean Louis Petit et Francis Panichelli, séniors engagés dans l’association Grands-parents pour le climat

Le mouvement des Grands-parents pour le climat sera présenté au travers des 3 axes de son action. L’axe « Cohérence » nous invite à vivre selon les valeurs de respect du vivant, de sobriété, et à questionner notre mode de vie et de consommation. Nous avons également développé des outils et des activités de « transmission » de ces valeurs à nos petits-enfants. Et l’axe « plaidoyer » se concrétise par des actions en direction du monde politique et la participation à des actions citoyennes. Vous serez invités à partager avec nous vos expériences sur ces questions.

1.8. Comment défendre les biens communs ? L’histoire étonnante du Grand Bois Commun. 

Avec Thibaut Zaleski et autres bénévoles du Grand Bois Commun de Hennuyères

Ils l’ont fait ! Une ancienne argilière désaffectée, jusque-là propriété privée, était à vendre ; un site de 79 hectares de grand intérêt biologique composé de zones humides, bois et quelques champs. Des citoyens se sont mis ensemble en 2019 pour faire offre. Ils ont lancé la coopérative locale du Grand Bois Commun de Hennuyères. Une coalition multiforme de plus de 2000 coopérants ont ainsi racheté ce bien commun et imaginent un nouvel avenir qui réconcilie nature, loisirs et patrimoine. Et pour co-constuire cela, place aux rencontres, débats et expérimentations citoyens. Qui sait si, demain, le Grand Bois Commun sera inspiration pour d’autres projets citoyens ?

1.9. Economie circulaire : du concept à la pratique

Avec Sylvie Meekers, directrice générale d’Inter-Environnement Wallonie et Marie de Harenne, social network developper à Goods to Give.

Les ressources planétaires sont finies, nous le savons. Nous avons donc le devoir de réutiliser le plus possible les biens que nous avons déjà extrait à la nature. L’économie circulaire, c’est toute l’action multiple de prévention, partage, réparation, réutilisation, allongement de la durée de vie, et recyclage des ressources. Par ailleurs, l’économie circulaire est aussi source de bien-être social. Qu’avons-nous déjà mis en place et vers où pourrions-nous aller ? Que pourrions-nous faire de plus ou de mieux ? Faut-il pour autant repenser des logiques économiques ? 

1.10. L’expérience des SEL, Services d’échanges locaux

Avec Bernard Simon, fondateur et membre du SEL coup d’pouce en Brabant Wallon.  

Les SEL (Systèmes d’Échanges Locaux) sont des initiatives citoyennes bien implantées depuis une bonne vingtaine d’années en Belgique et ailleurs. 

Pionniers (parmi d’autres) de la Transition Ecologique, leurs membres expérimentent dans leur quotidien les valeurs d’une autre économie, plus locale, solidaire et résiliente, les joies et les difficultés d’une communauté…

1.11. Consommer, c’est voter, mais comment bien consommer ?

Avec Guillaume Vandoorslaer et d’autres bénévoles à Ecoscore européen/European Ecoscore.

Beaucoup de citoyens sont désireux d’agir pour le climat. L’urgence n’est plus à démontrer. Pourtant, malgré beaucoup de bonne volonté, on se sent vite désemparé. Comment agir concrètement en ayant un impact réel ? Comment faire pour ne pas passer pour une goutte d’eau dans un océan ? 

Les initiateurs de l’initiative citoyenne EcoScore Européen se sont posés toutes ces questions. La consommation est un acte quotidien qui concerne tout le monde.  Une indication de l’impact du produit sur l’environnement aiderait les consommateurs à sélectionner les produits les plus respectueux. C’est ce que l’EcoScore Européen ambitionne. Mais quels critères prendre en considération ? 

Cet atelier invite tout consommateur, du plus jeune au plus expérimenté, à réfléchir sur la consommation durable et le pouvoir du citoyen-consommateur pour induire un changement positif. Alimentation, vêtements et autres produits, circuits courts, produits de saison, durabilité et démocratie participative sont autant d’aspects qui touchent à cet atelier.

1.12. Consommation des ressources naturelles : de la mine au GSM 

Avec Claire Mathot, responsable pédagogie et Amérique Latine au sein de la Commission Justice & Paix asbl

Découvrez cette exposition d’affiches « de la mine au gsm » retraçant le parcours des minerais et/ou animation du photo-langage « de la mine au gsm » (dépendant notamment de la possibilité de manipuler des objets, en fonction des normes covid en vigueur à ce moment), vidéo de la campagne 2019, courte présentation suivie d’un débat.

2.TRANSITION (INTER)CULTURELLE ET SPIRITUELLE

2.1. Avenir de nos cultures spirituelles dans nos sociétés sécularisées

Avec Sophie Izoard, maitre de conférences à l’Université catholique de Lille, faculté de théologie. 

Quelles sont les spiritualités proposées aujourd’hui dans une société en proie au scepticisme, à l’angoisse et au mal-être ? Quelles conceptions de l’humain véhiculent-elles ? Dans un contexte sécularisé, en quoi sont-elles sources d’action, de créativité, d’engagement et de paix ?

2.2. Aborder les questions de sens dans les médias : comment et par quel biais ?

Avec Jacques Galloy, directeur d’1RCF et ancien dirigeant d’entreprise, et Bosco d’Otreppe, journaliste pour La Libre Belgique.

Chaque jour apporte son lot d’actualités. Constamment, nous sommes bombardés d’informations, dans la presse écrite, à la radio, à la télévision, sur internet et les réseaux sociaux. Il est souvent difficile de faire le tri, de prendre du recul et de la hauteur. Dans cette société de l’abondance et de l’immédiateté de l’information, quelle place donner aux questions de sens dans les médias ? Comment et par quels biais ?

2.3. Se rencontrer entre personnes de cultures différentes : un moteur pour l’intégration des personnes migrantes

Avec Aïcha Adahman, directrice à Génération Espoir, initiative locale d’intégration, et Cerise Vandenkerckhove, co-directrice à SINGA Belgique, jeune mouvement citoyen qui crée des espaces de rencontre entre nouveaux arrivants et Belges. 

L’arrivée dans un nouveau pays, la transition et l’intégration font partie des étapes clé de la vie d’une personne migrante. 

Deux associations vous les présentent “de l’intérieur” à travers des exemples concrets : étapes du parcours d’intégration, échanges interculturels (Génération Espoir) et un projet d’hébergement de personnes réfugiées chez des particuliers (SINGA). Des pistes d’engagement concrètes seront également proposées. 

2.4. Transition dans l’accueil et l’hospitalité de demandeurs d’asile et de réfugiés reconnus

Avec Marc Bronne, président du CA de Convivial asbl et coordination de projets, ainsi qu’une personne de Caritas.

Durant la période d’examen de leur demande, « Les Logis de Louvranges » propose une structure d’accueil spécifique pour femmes et mères isolées demandeuses de la protection internationale. Durant cette période, elles bénéficient non seulement d’un logement mais également d’un suivi psychosocial et juridique.

A leur sortie de centres, les réfugiés reconnus peuvent bénéficier d’une série de services divers proposés par Convivial. De nombreuses paroisses bruxelloises ont emboité le pas en proposant des logements à un prix raisonnable et en accompagnant dans la durée les personnes accueillies.

2.5. Plan Together : accompagner des familles pour trouver avec elles une solution durable à leur projet migratoire

Avec Emmanuel Ngaikpu et Griet Demeestere avec Baudouin van Overstraeten, directeur du JRS Belgium (Jesuit Refugee Service Belgium)

Le JRS Belgium a lancé un projet en vue de soutenir des familles en séjour irrégulier. Elles ont fui un pays dans lequel elles ne voyaient pas d’avenir, et rêvé de s’installer chez nous, dans la dignité et la liberté. 

Après avoir traversé de multiples frontières – quelle transition ! -, elles se retrouvent confrontées ici à d’autres barrières, mentales, juridiques, économiques et sociales, qui les maintiennent, avec leurs enfants, dans la précarité et l’insécurité.

L’équipe du JRS croit que, moyennant un accompagnement intensif, ces familles peuvent reprendre confiance en elles et même dans les autorités belges, rebondir et se définir un projet d’avenir qui fasse sens. Ainsi, ils s’engagent à la transition vers une société plus durable (dans laquelle les migrants ne sont pas renvoyés coûte que coûte sans projet d’avenir), résiliente (qui apprend de ses échecs) et réconciliatrice. 

2.6. L’UCLouvain sur le chemin de la transition écologique et sociale

Avec Pierre Defourny, professeur à la faculté de bio-ingénieurs et au Earth and Life Institute, UCLouvain.

En tant qu’institution d’enseignement et de recherche accueillant plusieurs dizaines de milliers d’étudiants et 6000 travailleurs, l’UCLouvain a choisi de se positionner à l’avant-garde dans la recherche des voies de la transition écologique et sociale pour soutenir la société et contribuer à ces changements systémiques cruciaux. En 2021, son Plan Transition devient sa feuille de route avec une vision transversale et ambitieuse traduite en objectifs et des actions concrètes pour l’enseignement, la recherche et des campus plus durables.  

2.7. Le choix de la transition dans l’enseignement, quelle sensibilisation pour susciter l’action ?

Atelier co-animé entre Entraide et Fraternité asbl et le SeGEC (secrétariat général pour l’enseignement catholique). Avec pour Entraide et Fraternité, Dolorès Fourneau, responsable Pôle Jeunes, et Benoît Schoemaeker, conseiller en transition écologique et sociale à Entraide et Fraternité asbl, et pour le SeGEC, Marc Deprez, conseiller pédagogique et responsable du secteur des sciences humaines (FESeC) et Frédéric Dewez, conseiller pédagogique et responsable du secteur des langues anciennes (FESeC). 

Comment, dans une démarche transdisciplinaire, mettre en perspective avec les élèves une question écologique ?

Entraide et Fraternité travaille actuellement sur un projet qui vise à sensibiliser des écoles catholiques à entreprendre des initiatives de transition. Ils peuvent exprimer les enjeux qui, au-delà de la sensibilisation, poussent les organisations à passer à l’action et faire un retour d’expérience sur leur projet.

Pour illustrer la thématique, il s’agira de montrer comment, au travers d’objets d’apprentissage spécifiques des langues anciennes, de l’histoire et de la géographie, ils ont co-construit un projet de publication numérique à réaliser par les élèves autour de cet enjeu de société : « L’accès à l’eau : un enjeu d’aujourd’hui ? ».

2.8. Prière, pauvres et paix. Les missions de Sant’Egidio

Avec Isabelle Vanceulebroeck, de Sant’Egidio à Liège.

La Communauté de Sant’Egidio est un mouvement de laïcs présent en Belgique et dans 70 pays du monde. Sa spiritualité s’articule autour de trois « P » : Prière, pauvres et paix. La prière comme cœur de la vie de la Communauté, à l’écoute de la Parole de Dieu. Les pauvres, comme ami privilégiés du Seigneur et la paix comme recherche d’un monde où le dialogue et la rencontre avec tous est une réalité.

2.9. Quelles pistes pour une transition interculturelle chez nous ?

Avec Mohamed El Bachiri, auteur du livre ‘Un jihad de l’amour’ accompagné par Jacques Weerts, adhérent actif du Mouvement POURSUIVRE.

Dans notre société de plus en plus multiculturelle, comment promouvoir une transition vers l’interculturel, en rejetant l’entre-soi mortifère ? Comment tracer le chemin, au-delà du dialogue sincère, vers une véritable entente prenant en compte les interrogations des uns et des autres ?  Dans cet atelier, nous partagerons les expériences de co-inculturation avec des acteurs d’ouverture multiculturels. Et nous verrons comment nos différences nous enrichissent spirituellement.

3. TRANSITION SOCIO-ECONOMIQUE ET POLITIQUE

3.1. La finance solidaire, outil de transition pour une société durable

Avec Danaé List, chargée de communication à Finance Solidaire et animatrice Brabant wallon pour Financité, et Aurélien van Caloen, manager d’agence chez microStart.

Au travers de leurs expériences de terrain en économie sociale, Danaé List (Financité) et Aurélien van Caloen (microStart) présenteront ce qu’est la finance solidaire et les enjeux qu’elle représente pour la société de demain. Des microcrédits aux coopératives de financement, en passant par la labellisation de produits financiers, ils passeront en revue les outils existants pour les entreprises et les citoyen.ne.s, ainsi que leur impact.

3.2. Initiatives de transition financière

Avec Christel Dumas, chargée de cours à l’ICHEC Brussels Management School, et Bernard Miche, financier spécialisé en management collaboratif et en RSE, professeur invité à la Louvain School of Management de l’UCLouvain.

A partir de success stories récentes, nous montrerons les résultats obtenus quand la finance se met au service de la transition. Ces nouvelles initiatives financières d’impact investing, de crowdfunding, et de cofinancement public-privé au service de l’économie régénératrice, locale et durable seront utilisées pour expliquer les différents concepts et les situer dans les pratiques de finance durable. Les participants auront l’occasion de réfléchir activement à l’impact qu’ils souhaitent avoir avec leur argent, et repartiront avec un état de lieux très concret des acteurs financiers de la transition.

3.3. Le Coin du Balai sur le chemin de la transition

Avec Geneviève De Crombrugghe, Marc Deschepper, David Martens, Claude Rener et John Vanvolsem, membres du Comité de quartier et/ou de groupes projets du quartier du Coin du Balai.

Les habitants du quartier du Coin du Balai à Watermael-Boitsfort (Bruxelles) sont à l’initiative d’une série de projets portés par eux au niveau de leur quartier et de leur commune. 

Ces initiatives contribuent à la transition écologique (petite agriculture urbaine, circuit court, communauté d’énergie, mobilité douce…) mais aussi sociale (entraide et solidarité), artistique (parcours d’artistes) et folklorique. En participant à cet atelier, les représentants des habitants du Coin du Balai souhaitent partager leur expérience, être source d’inspiration et recevoir du feedback de la part des participants 

3.4. Transition vers un nouvel imaginaire éducatif

Avec Bernard Delvaux, sociologue chercheur au Girsef, UCLouvain.

La question des finalités éducatives de l’école fait peu débat. Il est communément admis que sa mission première est d’équiper les individus des bagages leur permettant de saisir au mieux les opportunités qui se présenteront à eux au long de leur parcours de vie afin qu’ils puissent ainsi « réussir » leur vie en fonction de finalités qu’ils se seront librement choisies. Mais un tel projet répond-il aux défis de l’humanité et rend-il les individus vraiment libres ?

3.5. Le monde de l’emploi en transition

Avec Michel Damar, économiste, consultant-coach en management public, vice-président du conseil d’administration de Beau Vallon- soins spécialisés en santé mentale.

Les tensions qui caractérisent aujourd’hui nos sociétés, sous la pression de l’évolution climatique et sanitaire, renforcent la conviction que l’entreprise de demain est à re-construire. Le chemin de cette re-construction implique une réappropriation démocratique par le monde du travail de son destin, destin porteur de sens et d’humanité. Placer la personne au cœur de l’entreprise, c’est aussi s’interroger sur les règles du jeu qui régissent le terrain économique.

3.6. La gestion participative des entreprises, un outil pour la transition

Avec François Malaise, président du Groupe TERRE asbl.

Le modèle économique basé sur la maximisation des profits a montré son incapacité à répondre aux enjeux sociaux et écologiques actuels. Il est urgent que les entreprises entament une transition vers une économie sociale et solidaire, visant l’intérêt général. Confier aux hommes et aux femmes qui y travaillent la gestion de l’entreprise permet de garantir la poursuite de cette visée. 

C’est sur ce modèle de gestion participative en démocratie directe que fonctionnent les entreprises du groupe Terre. Et pourquoi pas, demain, l’ensemble de l’économie ?

3.7. Changer l’avenir d’un jeune… et le sien

Avec Alec de Laminne, conseiller juridique retraité, et Ferdinand Limpens, retraité de l’industrie aéronautique, tous deux mentors à Duo for a Job asbl.

Quand on est en fin de carrière ou pensionné, on a parfois des difficultés à trouver des activités ou des initiatives qui valorisent l’expérience acquise tout au long de notre vie professionnelle. Et pourtant, c’est souvent à ce moment de nos vies qu’on est le plus disponible, et qu’on a envie de s’engager dans un projet sociétal qui a du sens. C’est notamment pour remédier à cette situation que DUO for a JOB a lancé un programme de mentorat qui permet à des bénévoles de plus de 50 ans d’accompagner des jeunes chercheurs d’emploi issus de l’immigration.

3.8. Engagements et mobilisations : Quels rôles pour les citoyen·ne·s ?

Avec Emmanuel Tshimanga, chargé de recherches et de formations à la Commission Justice & Paix asbl.

De nombreuses actions citoyennes sont visibles : quelles sont les convergences et les divergences ? Les citoyens sont à la recherche de nouvelles formes d’engagement et sont désireux de s’engager et de se mobiliser personnellement et collectivement dans la société.  

Dans une volonté de re-politiser les enjeux sociaux, cet atelier offre une réappropriation, une reconnexion des citoyens au monde politique. 

4. TRANSITION RELIGIEUSE ET ECCLESIALE

4.1. Transition ecclésiale : ce qui bouge dans la vie des communautés chrétiennes

Avec Anne Ferier, présidente et conseillère théologique au Conseil Interdiocésain des Laïcs (CIL), Mgr Jean-Luc Hudsyn, évêque auxiliaire du Brabant Wallon, Isabelle Seny, membre du CIL et présidente de Agir en Chrétiens Informés (ACI) et Pierre Xhonneux, membre du CIL et professeur de religion. 

À partir du témoignage d’un évêque et de celui d’autres personnes actives sur le terrain, comment s’écrivent les transitions au jour le jour dans la vie des communautés chrétiennes et notamment des paroisses : les attentes et les désirs, les difficultés et les mises en œuvre’.

4.2. Là où il y a l’Esprit, il y a l’Eglise (saint Irénée)

Avec Sœur Marie-Raphaël du monastère bénédictin de Hurtebise et Luis Martinez attaché à l’archevêché de Luxembourg, professeur à Lumen Vitae.

L’Esprit est à l’œuvre : voulons-nous le voir ? Croisons nos regards sur l’Eglise universelle, l’Eglise locale, un monastère comme lieu de vie ecclésiale. 

4.3. Lire Laudato si’ en groupe : quels fruits en récolter ? Retours sur expérience

Avec Claire Brandeleer, chargée d’analyse et d’animation au Centre Avec asbl.

Laudato si’ est un trésor de l’Eglise. Elle est pleine de ressources pour nous inspirer et (re)trouver de l’élan pour s’engager en faveur de la transition. Mais la lire seul.e peut paraitre fastidieux. D’où l’intérêt de la lire en groupe. Il s’agit aussi d’en retirer des fruits, en se laissant travailler par son appel à la conversion. Mais comment s’y prendre ? Lors de l’atelier, nous reviendrons sur des expériences de lecture en groupe de Laudato si’ à l’aide de la méthode développée par le Centre Avec dans le petit guide « Dialoguer autour de Laudato si’. Pour donner du sens à son engagement.

5. TRANSITION ANTHROPOLOGIQUE ET ETHIQUE

5.1. Les couples et les familles face aux défis du cycle de la vie : pièges et opportunités 

Avec Véronique Croizé, psychologue clinicienne, psychothérapeute, thérapeute familiale, professeur à l’Ecole de Psychologues Praticiens ICP Paris, coordinatrice du certificat universitaire en pastorale familiale (UCLouvain), Catherine Proot, psychothérapeute (psychothérapie individuelle et de couple), expérience dans les centres de psychothérapie des universités de Leuven et de Norwich (Royaume Uni), dans des services de médecine générale, de santé mentale, de soins palliatifs et d’accompagnement de deuil et en pratique privée, et Myriam Denis, thérapeute conjugale et familiale systémicienne, responsable du Chêne de Mambré et responsable du service pastoral Couples et Familles du Brabant wallon.

Toute transition familiale entraîne une forme de crise et nécessite d’ajuster ses attitudes, comportements et habitudes.  Cet atelier abordera les changements profonds que traversent le couple et la famille : début de la vie commune, naissance des enfants, scolarisation, adolescence et choix des jeunes, maladie, vieillissement et décès, retraite… Ces transitions sont vécues dans un contexte de mutations sociétales majeures (recompositions familiales, identité sexuelle, …) et mettent l’équilibre du couple et de la famille à l’épreuve. Cet atelier mettra en lumière comment vivre les fidélités et les engagements au sein du couple et de la famille dans ce contexte. 

On y abordera la manière de vivre ces crises et de réorganiser les relations familiales et les règles de vie partagées tout en tenant compte des fondamentaux de la foi chrétienne. 

5.2. Familles en transition ; entre lucidité agissante et douceur du foyer

Avec Laura Silva Castaneda, docteur en sociologie de l’environnement, chercheuse du vivant, et Vincent Wattelet, écopsychologue, formateur en écopsychologie, tous deux animateurs de pratiques d’écologie profonde. 

Face au réel des bascules écologiques et climatiques et de leurs effets (pandémies, inondations,…) nous sommes nombreux.ses à chercher à équilibrer la lucidité et l’action, avec le soin, le repos et la douceur dans le foyer. Comment être une famille engagée et consciente sans durcir nos relations ? Nous explorerons avec vous une partie de nos réponses qui viennent du lien intime au vivant, de l’écopsychologie et de la transition intérieure. Nous espérons les croiser avec les vôtres. Nous vous proposerons aussi une pratique simple permettant des échanges profonds sur nos ressentis face à l’état du monde.

5.3. Dans la tempête : comprendre, ressentir et agir

Avec Raphaël Stevens, chercheur in-Terre-dépendant, co-fondateur de l’agence conseil Greenloop, auteur de Comment tout peut s’effondrer (avec P. Servigne), Petit traité de résilience locale (avec A. Sinaï), Une autre fin du monde est possible (avec P. Servigne et G. Chapelle) et Aux origines de la catastrophe (avec P. Servigne).

Après le choc COVID-19, le monde d’après ressemblera-t-il au monde d’avant ? Où puiser un nouvel élan ? Cet atelier sous forme de respiration et d’écoute collective proposera aux participant.es de réfléchir sur les enjeux et les priorités dans cette période de grande incertitude, tant au niveau individuel que collectif. Avec comme boussole, l’outil « 4’R » (résilience, renonciation, restauration & réconciliation) proposé le Pr Jem Bendell initiateur du concept de « Deep Adaptation ».

5.4. Comment écouter et entendre mon envie de transition

Avec Germaine Sartenaer, modératrice Imago et Kathleen Deckmyn, responsable jeunes de Fondacio.

Avec la méthode imago aller écouter à l’intérieur « un expert » qui sais déjà ce qu’il veut pour aller vers la transition écologique. Apprendre à entendre ce qui se passe à l’intérieur et à partir de là trouver le premier petit pas concret que je peux déjà faire dans ma vie actuelle.

La méthode d’introspection de Fondacio aide à aller chercher ces ressources en soi à travers des questions, des réflexions et des échanges en groupe. Un petit film d’introduction sur les enjeux de la Transition sera projeté avant les partages.

5.5. Faire se rencontrer les générations : vers un habitat favorisant la participation et les rencontres intergénérationnelles 

Avec Thierry De Bie, chargé de projets à Habitat & Participation asbl

Cet atelier vise à expliquer les difficultés de la mise en œuvre de l’habitat groupé intergénérationnel, montrer la richesse en termes de responsabilisation & de choix de vie qui en découlent, exposer la complexité administrative pour se faire reconnaître & agréer (cfr normes AVIQ) et illustrer la diversité des modèles : 1 toit 2 âges, maisons Abbeyfield, concept HADA, … Il conclura sur les conséquences en termes social (statut cohabitant) ou urbanistique (permis de division).

5.6. A l’école de la bienveillance

Avec comme animateurs Paul-Benoît de Monge et Alain Maingain, citoyens engagés, anciens enseignants et directeurs d’écoles. Avec comme témoins Marthe Mahieu, psychologue et ancienne directrice d’école, et Lucienne Schmitz, ancienne sous-directrice.

L’atelier explorera les fondements de l’attitude bienveillante à l’aide des recherches de plusieurs auteurs contemporains, tels que Pablo Servigne, Gauthier Chapelle, Boris Cyrulnik, Jean-Claude Guillebaud, Axel Kahn ou encore Edgar Morin. Il décryptera la constellation des effets de sens (productions, représentations, créations) du terme bien-veillance pour en dégager des balises : valeurs, principes et normes d’une éthique de la relation et d’un humanisme du “veiller bien à…”. Il suscitera le partage, entre les participants, de postures de bien-veillance dans différents domaines et invitera à questionner les dispositifs familiaux, institutionnels, sociétaux qui les favorisent, au-delà de l’expérience des animateurs dans le champ de l’éducation.

5.7.  Les émotions qui nous paralysent. Projection du 1er épisode de la série « Les Arbres qui marchent » suivi d’un partage avec le réalisateur.

Avec Pierre-Paul Renders, réalisateur de la série, et quelques intervenants.  

Face aux bouleversements planétaires que nous annoncent la science, nous sommes invités à changer de comportement mais aussi de regard. A la demande du Mouvement pour un Monde Meilleur, le réalisateur Pierre-Paul Renders a récolté la parole d’une trentaine de personnes inspirées autour des questions de transition intérieure, avec un intérêt accru pour les ressources de la spiritualité au sens large et du christianisme en particulier (Laudato si’). Soyez parmi les premiers à découvrir le premier épisode, « CE QUI ARRIVE » (35 min.), laissez-le résonner en vous et entre vous, puis participez au partage et à l’échange autour des émotions qui immobilisent et celles qui mettent en mouvement. En présence du réalisateur et de quelques intervenants.

Pour découvrir la bande annonce de cette série, cliquez ici

5.8. La culpabilité écologique, moteur ou entrave ? Projection du 5e épisode de la série « Les Arbres qui marchent », suivi d’un partage avec le réalisateur.

Avec Pierre-Paul Renders, réalisateur de la série, et quelques intervenants.

Face aux bouleversements planétaires que nous annoncent la science, nous sommes invités à changer de comportement mais aussi de regard. A la demande du Mouvement pour un Monde Meilleur, le réalisateur Pierre-Paul Renders a récolté la parole d’une trentaine de personnes inspirées autour des questions de transition intérieure, avec un intérêt accru pour les ressources de la spiritualité au sens large et du christianisme en particulier (Laudato si’). Soyez parmi les premiers à découvrir un épisode (35 minutes) l’épisode 5, « OÙ ES-TU ? » (35 min.), laissez-le résonner en vous et entre vous, puis participez au partage et à l’échange sur le thème de la culpabilité et du pardon dans le cadre de la crise écologique. En présence du le réalisateur et de quelques intervenants. 

Pour découvrir la bande annonce de cette série, cliquez ici